5 days in Galicia

Version originale en anglais, une traduction en français est disponible un peu plus bas.

5 days in Galicia

Making the move from Los Angeles to Paris as a surfer was something I did not take lightly. To say my days of surfing have decreased would be an understatement. Living in the city of lights and having the time off to surf when conditions are good is like winning a mini lottery. The excitement of scratching that last matching number is exactly how I felt when a buddy of mine sent me a screenshot of the forecast for a spot I never heard of. Five days of offshore winds and waves between 4-7ft (1.3-2 meters) in what I found out to be Galicia Spain. Having no knowledge of the area I did a quick Google search to see what it was all about. What I found were vague descriptions of fun waves with beaches facing every imaginary direction, great for an area that is notorious for its constantly changing weather conditions. 

With flights leaving CDG direct to 3 international airports, finding a ticket from an inexpensive carrier is not difficult. Throw in a couple friends to share board bag fees along with reservations at a surf house for around 20 euros a night and we were off to cash in that lottery ticket. 

Here at Wrecked we’re not in the business of giving away surf spots – there’s enough shit on the web to help with that (we all have the same app on our phones). With over 1500 km’s of coastline Galicia boasts incredible beaches facing nearly every direction imaginable it’s not hard to find somewhere within a few minutes drive that is either offshore or cross-offshore. As a local explained to me, those winds are necessary for improving the conditions of the surf. With no wind the swells tend to be messy which reminded me of that morning sickness feel that plagues some well known surf destinations closer to the equator.  As soon as that wind turns cross or offshore the swell becomes groomed, turning a spot that looked absolutely trash minutes earlier into a liquid skate park. 

The region of Galicia is not only drop dead gorgeous but is also a magnet for any swell produced in the Atlantic. During the winter season the challenge is to find a cove or piece of reef that can handle swells that routinely push 10 -15 ft (3-5 meters). 
“The problem here is that the swell is usually too big for the main beaches, we’re always having to drive to another cove to find somewhere that is actually surfable. There’s never not waves here.” – Local surf house owner, Galicia Spain 

Boasting some of the clearest waters in Europe reflecting a mountainous, tree lined backdrop it’s hard to imagine this place exists so close to the bustling metropolis from which we had just left. Every day was at least two, sometimes three sessions with only a 5 min drive between the two most consistent beaches we surfed. At this time of year last light bordered on 11pm, a factor of which we took full advantage. From peaky beach breaks to a reeling Indo-like left, there were enough options to satisfy even the most wave hungry of us. After 5 days the swell finally died down, our arms and backs ached from the joyous struggle of surfing 5-8 hours a day. 

Hopping in our sand filled rental car stacked high with surf bags, we headed to airport and back to the reality that is living in Paris. The flight home was filled with conversations of waves caught and waves missed, as well as complaints of pain in areas that haven’t hurt like this in months. It is safe to say that this wave rich region is now firmly on the Wrecked radar. Our first trip to Galicia will surely not be the last.

Déménager de Los Angeles à Paris en tant que surfeur n’a pas été simple. Dire que mes jours de surf ont diminué est un euphémisme. Vivre dans la ville lumière et avoir le temps de surfer de bonnes conditions est comme gagner au loto. L’excitation de gratter ce dernier numéro gagnant est exactement ce que j’ai ressenti quand un ami m’a envoyé un screenshot des prévisions pour un spot dont je n’avais jamais entendu parler. Cinq jours de vent offshore et des vagues entre 1m30 et 2m en Galice, que je viens de découvrir. N’ayant aucune connaissance de la région, j’ai fait une rapide recherche sur Google pour voir de quoi il s’agissait. J’ai trouvé de mauvaises descriptions de vagues qui ont l’air fun sur des plages qui ont toutes les directions imaginaires. C’est parfait pour une région connue pour ses conditions météorologiques changeantes. 

Avec des vols directs partant de CDG vers 3 aéroports internationaux, il n’est pas difficile de trouver un billet pas cher. Ajoutez à ça quelques potes pour partager les frais de board-bag, un surf camp à environ 20 euros la nuit et nous étions en train d’encaisser ce ticket de loto gagnant.

Ici à Wrecked on n’est pas dans le business de balancer des spots de surf – il y a assez de trucs sur le web pour ça (on a tous la même application sur nos téléphones). Avec plus de 1500 km de côtes, la Galice possède d’incroyables plages faisant face à presque toutes les directions imaginables, il n’est pas difficile de trouver un spot offshore à quelques minutes en voiture d’un spot onshore. Comme un local me l’a expliqué, ces vents sont nécessaires pour améliorer les conditions de surf. Sans vent, la houle a tendance à être désordonnée, ça m’a rappelé les matins pourris de certaines destinations de surf bien connues plus près de l’équateur.  Dès que le vent tourne side ou offshore, la houle se forme, transformant un endroit qui avait l’air absolument pourri quelques minutes plus tôt en vrai skatepark.

En plus d’être magnifique, la Galice est aussi un aimant à houle. Pendant l’hiver, le jeu est de trouver une anse ou un reef abrité des houles de 3 à 5 mètres.
“Le problème ici, c’est que la houle est généralement trop grosse pour les plages principales, on doit toujours se rendre dans une autre baie pour trouver un endroit surfable. C’est jamais flat ici.” m’a dit le propriétaire d’un surf camp local.

Avec des eaux parmi les plus claires d’Europe, aux reflets de montagnes bordées d’arbres, c’est difficile d’imaginer qu’on soit si proche de la métropole animée d’où nous venions de partir. Chaque jour, on faisait au moins deux, parfois trois sessions avec seulement 5 minutes de route entre deux spots. À cette époque de l’année, il faisait nuit à 23h et on en a pleinement profité. Entre une multitude de beach breaks et une gauche quasi-Indonésienne, il y avait suffisamment d’options pour satisfaire les plus affamés d’entre nous. Après 5 jours, la houle s’est finalement calmée, et on a terminé les bras et le dos endoloris par nos 5 à 8 heures de surf quotidiennes.

On a sauté dans notre voiture de location remplie de sable et surplombée de board-bags, et on s’est dirigé vers l’aéroport et le retour à la réalité qu’est la vie parisienne. Le vol de retour était bourré de conversations sur les vagues surfées, les vagues ratées, et de plaintes de douleurs dans des zones qui n’ont pas fait aussi mal depuis des mois. On peut dire sans risque de se tromper que cette région riche en vagues est maintenant solidement ancrée dans le radar de Wrecked. Notre premier voyage en Galice ne sera sûrement pas le dernier.