Two days in Vendée

English below.

Si certains écervelés continuent à clamer que le réchauffement climatique n’est qu’une blague ou une astuce des chinois pour torpiller l’économie américaine, il y a quand même un sacré air printanier pour un weekend de février. Les plus alarmistes des climatologues diront que c’est une vraie catastrophe d’avoir des températures pareilles, mais lorsqu’on a vu la météo avec 16°C, un grand soleil, et un report à 5 étoiles pour quelques jours, on a oublié le dérèglement climatique, fait nos sacs et on s’est barré direct en Vendée!

© Aurélien Bacquet

Pendant les 5h de route jusqu’au premier spot, je me vois passer le weekend dans l’eau, prendre mes premiers coups de soleil sur le nez et garder des cristaux de sels dans les sourcils pour les deux prochains jours.
C’est marée basse quand on arrive, on voit au loin des longues lignes qui déferlent plutôt bien, avec quelques sections qui se cassent la gueule mais il y a de quoi s’amuser. On est peut être 8 sur le spot, dont un vendéen qui hurle dès que quelqu’un rame sur la même vague que lui. Heureusement le type est vite sorti. Je ne comprends pas où sont les locaux. C’est toujours vide ici et ça me va très bien.
Je m’acharne à surfer une 5’6’’ avec peu de rocker que j’aime bien surfer en été habituellement. Dans 15 jours je serai au Maroc et je veux être à l’aise sur cette planche. C’est pas toujours facile, mais j’arrive à choper quelques bonnes droites ce matin-là.

Le reste du séjour c’était autre chose … Soit je me place mal, soit je n’ai pas la priorité, ou un longboardeur essaye de me tuer en tombant juste devant moi dans des vagues aussi hautes que la longueur de sa planche. Je vois les autres qui se gavent, ça me frustre de ne pas prendre autant de vagues mais ça arrive et je me rattraperai plus tard.

Dimanche matin, on prend la route d’un des beach-breaks les plus connus de la région avec un nom de bière américaine. Ca tube à chaque vague, une belle gerbe d’écume s’envole derrière la lèvre. Dans les plus gros sets il y a la place pour être debout dans le tube (je ne suis pas grand).
L’excitation monte et on est comme des enfants. On retourne se changer à la voiture et on se met à l’eau le plus vite possible.
La marée baisse vite, les vagues sont de plus en plus rapides, c’est dur de ne pas se faire enfermer, mais encore une fois il n’y a pas grand monde à l’eau et l’ambiance est bonne.

© Ryan Bonvouloir


S’en suivent quelques bières dans la forêt, l’achat impulsif d’une casquette polaire de type ‘chasseur-canadien’ par Guillaume, et les retrouvailles avec notre chauffeur qui nous a quitté quelques heures avant qu’on reprenne la route pour Paris.

Comme prévu, je suis reparti avec le nez brûlé, le dos et les épaules courbaturées et avec la tête pleine de ces visions de lèvres qui jettent devant moi avant que je me fasse envoyer violemment vers le sable.

Ca valait bien le coup de bouillir et congeler toutes nos fringues après avoir partagé nos lits avec des punaises de lits dans une location pourrie de la Tranche sur Mer.

© Aurélien Bacquet


While some people still claim that global warming is just a joke or a trick of the Chinese to torpedo the American economy, there is still a hell of a spring air for a weekend in February. The most alarmist climatologists will say that it is a real disaster to have such high temperatures, but when we saw the weather with 16°C, a bright sunshine, and a 5-star shift for a few days, we forgot about climate change, packed our bags and went straight to Vendée!


During the 5h drive to the first spot, I see myself spending the weekend in the water, taking my first sunburn on the nose and keeping salt crystals in my eyebrows for the next two days.
It’s low tide when we arrive, we can see in the distance long lines that break rather well, with some sections that break but there is something to enjoy. There may be 8 of us on the spot, including one Vendée guy who screams as soon as someone paddles on the same wave as him. Fortunately, the guy got out quickly. I don’t understand where the locals are. It’s always empty here and I’m happy with that.
I’m trying to surf a 5’6” with little rocker that I usually like to surf in the summer. In 15 days I will be in Morocco and I want to be comfortable on this board. It’s not always easy, but I managed to catch a few good rights that morning.

The rest of the stay was something else… Either I am not at the right place, or I don’t have priority, or a longboarder tries to kill me by falling right in front of me in waves as high as the length of his board. I see the others surfing waves after waves, it frustrates me not to take so many waves but it happens and I will catch up later.

Sunday morning, we hit the road to one of the most famous beach breaks in the region with an American beer name. There’s a barrel on each wave, a beautiful spray of foam flies behind the lip. In the largest sets there is room to stand in the tube (I’m not tall).
The excitement goes up and we’re like kids. We go back to the car to change and get into the water as soon as possible.
The tide is falling fast, waves are getting faster and faster, it’s hard not to get locked up, but once again there are not many people in the water and the atmosphere is good.

Barbès Surfclub –© Aurélien Bacquet

Then follow a few beers in the forest, the impulsive purchase of a polar cap of the “Canadian hunter” type by Guillaume, and the reunion with our driver who left us a few hours before we hit the road back to Paris.

As expected, I left with my nose burnt, back and shoulders sore and with my head full of these visions of lips throwing in front of me before I was sent violently to the sand.

It was well worth boiling and freezing all our clothes after sharing our beds with bed bugs in a shitty rental in La Tranche sur Mer.

weirdo B.O.S 5’6″ edge thruster – © Aurélien Bacquet
© Aurélien Bacquet